Sur des airs de "I'll be waiting" de Lenny Kravitz, il fut épris de cette certaine mélancolie qui le poussa à rédiger ce petit mot pour lui, pour eux, pour nous, en souvenir...
Ainsi se profile, sur des tons qu'il est possible de qualifier de joyeux, gais, champêtres, une nouvelle aventure, que tout le monde espère un jour futur inculquée à jamais dans son esprit de jeune enfant tant l'émotion aura été intense.
Très vite, on s'aperçoit qu'il ne s'agit que du profil. Le réveil avant les aurores demeure une épreuve, sur les coups de 4h du matin; La fatigue surmontée, grâce, en partie, aux souvenirs de jadis ( ou à un bon café), direction le globe blanc cerné par un bleu océan. On se retrouve, là où finalement tout a commencé, et comme à chaque fois, avec le même plaisir. Les regards remplacent les paroles s'effaçant peu à peu dans le soleil s'éveillant, compte tenu des circonstances temporelles. Nul mot n'est nécessaire; l'émotion est là, finalement c'est le principal.
Découverte de ce mini-bus blanc, de ce mini-bus bleu, de ce directeur, et de ces deux animateurs chargés de régir le cours de l'aventure. Le port de Nice assure à tout le monde un fulgurant réveil avec sa longue attente, mélangée au ciel devenu grincheux.
Prise de conscience d'une mentalité Corse peu commune, dans les rues des différentes villes traversées pour aboutir finalement à "Croq'Vacances", où une longue attente s'initie alors, rompue de temps à autre par le montage d'une tante, ou l'organisation du campement. Il n'est d'ailleurs pas difficile d'apercevoir les déboires précédentes du C.O.N.S.
Ainsi débutent les activités laissant à tous de merveilleux souvenirs, tel qu'un atterrissage paradisiaque sur une plage de sable blanc dans une baie digne d'un paysage postal. Chacun devient ainsi apte à dépasser toujours davantage les limites intérieures qui le régissent. Les rivières deviennent des petits coins de paradis où chacun semble y trouver son jardin d'eden. La visite des fonds marins enrichit chacun de nous, comblés.
La cohabitation développe l'humilité de chacun, notamment envers San Pedro, le voisin le plus fidèle; 27 ans d'âge, et une horloge biologique parfaitement au point avec des braiments périodiques toujours plus intenses. Le C.O.N.S est impérial quant aux défis lancés par les autres campements. Il démontre avec bravoure, ténacité et fair-play qu'il domine, dans chaque domaine. La vaisselle demeure sensiblement son point-faible...
Une organisation peu commune (Corse sans doute) laisse souvent place à l'ennui qui s'empare de tous, mais que chacun parvient à combler grâce à des liens fraternels hors du commun, ou tout simplement la bonne vieille présence d'un iPod.
Il fait bon vivre à Croq'Vacances; toutefois, il est déjà l'heure du départ, au moment où les mentalités s'apaisent, où les liens se renforcent. Un rangement non sans séquelles... Cap vers le Sud en direction du petit village de Porto. Un scénario déjà bien connu de tous se répète durant quelques heures. Découverte du petit village et de ses spécialités gastronomiques. Tout arrive à qui sait attendre. La grande Ours est largement visible depuis la plage où tout le monde savoure l'instant présent, ensemble.
Les vagues des calanches de Piana font le bonheur de ces 15 enfants, mais se révèlent impartiales en ravageant bon nombre de choses sur leurs passages. Malheur sur malheur, à croire que la guitare ne supportait pas ces conditions de vie, elle fit le v½u de mourir en se rendant avec courage sur le champ de bataille où un trépas certain l'attendait. La bonne entente, elle, heureusement, demeure. Nouvelle exploration sous-marine, faisant le bonheur de presque tout le monde, absolument sublissime selon certains.
Le chocolat est l'ami de tous, désormais c'est officiel et prouvé lors d'une veillée persistant à travers les âges, toujours autant apprécié. Les bains de minuit semblent appréciés tandis que les ballades nocturnes semblent vouées à un cuisant échec.
L'horloge du temps avance, mais avance à vitesse trop importante. Elle rappelle qu'il est déjà temps d'abandonner l'île de beauté au profit d'un retour sur le continent. Rangement démotivé en ce matin du 18 juillet pour un départ endormi vers Ajaccio. Dernier apéro avant d'entamer la montée sur le ferry. On avait presque oublier que 12 jours plus tôt, chacun de nous se trouvait à la même place, mais ne savait pas encore qu'il allait vivre des choses absolument extraordinaires; des choses simples, car c'est de ces choses-là que persistent les images et les souvenirs.
Pour nous, en souvenir...
In C.O.N.S We Trust.
A.